• Andrea de Zhandumaya

J'ai arrêtée de porte de soutien-gorge

Après ma décision d'arrêter la pilule contraceptive, j'ai commencé à me poser beaucoup de questions sur les gestes/actions anodines que l’on fait au quotidien, presque machinalement, sans se poser la question du pourquoi on les fait réellement. J’ai pris conscience que malheureusement dans le monde dans lequel nous vivons, nous ne pouvons pas réellement faire confiance aux informations qui nous entourent : ce n’est pas parce que sur l’emballage c’est écrit 100% naturel, que ça l’est vraiment. Ce n’est pas parce qu’un monsieur en blouse blanche te prescrit un médicament, que cela est forcément bon pour toi.


Passer de l’adolescence, une étape de complète insouciance, à l’âge adulte et se rendre compte de tout ça, ça a été très décevant pour moi, qui était très naïve et pensais que les choses étaient telles qu’elles paressaient.


Ce premier choix d’arrêter la pilule a été un vrai déclencheur pour prendre ma vie en main et ne pas subir le choix des autres, ni ceux de la société. J’ai entrepris un cheminement vers une vie plus en accord avec mes valeurs et mes envies. C’est comme ça qu’avec ma mère, on s’est lancé dans une formation en cosmétique naturelle, puis on a lancé notre propre marque de cosmétiques naturels Zhandumaya . Et c’est dans ce même processus de réflexion que je me suis rendu compte que je fessais deux choses au quotidien dont je n’avais pas vraiment envie et dont je n’avais absolument pas besoin : porter un soutien-gorge et me maquiller.


Concernant le soutien-gorge, je ne suis jamais senti à l’aise en portant un mais je mettais ça sur le fait que c’était compliqué pour moi de trouver une taille qui me convenait car j’ai une forte poitrine (75D) et je suis assez fine. Du coup, si la profondeur du bonnet m'allait, le soutif me baillait dans le dos, si le tour de taille était bon, le soutif me compressait la poitrine.


Au fil du temps, je me suis rendu compte que ce n’était pas du tout une question de taille mais que les seules raisons pourquoi je portais un soutien-gorge, c’était parce que toutes les femmes que je connais le fessaient et parce que j’avais peur que l’on voit mes tétons.


Une fois ce constat fait, j’ai très vite pu aller au-dessus de ma première contrainte car en interrogeant toutes les femmes de mon entourage, je me suis rendu compte que la grande majorité n’aiment pas porter un soutif et le font uniquement car c’est dans les mœurs.


La publicité et la société nous ont conditionné pour que toute jeune fille dès qu’elle commence à avoir un peu de la poitrine, jusqu’à…ce qu’elle meurt, elle porte un soutien-gorge. Alors, je me suis dit FUCK LA SOCIETE, JE NE VAIS PLUS PORTER DE SOUTIF!


Sauf que je continuais à avoir peur que l’on puisse apercevoir mes tétons si je ne portais pas de soutien-gorge, je me demandais comment allait réagir un client si par malheur un de mes misérables tétons venait à se rendre visible sous une blouse ? L’idée que ça arrive, me pétrifiait mais une simple réflexion met venue à l’esprit et a fait sauter la dernière barrière qui m’empêchait de franchir le cap : les tétons des hommes ne dérangent pas.


J’ai trouvé ça tellement injuste que je dois me sentir inconfortable tous les jours car je ne sais qui a décrété que les tétons apparents des hommes ne dérangent pas mais ceux des femmes, c’était mal!


Du coup, j’ai décidé de commencer ma libération du soutif en faisant des tests : au début je ne portais pas de soutien-gorge uniquement si j’avais un blazer ou une petite jaquette par-dessus. Puis, uniquement lorsque je portais des hauts assez épais pour qu’un téton qui pointe ne puisse pas être aperçu et ainsi petit à petit, je n’ai plus porté de soutif du tout.


Je me suis rendue compte que c’est un peu comme avec mes complexes, il n’y a que moi qui les voit. Et si des gens les voient, rares sont ceux qui ose vous faire des remarques. J’en ai eu quelques-unes sur #insta mais sur les réseaux, derrière un écran, c’est trop facile de critiquer les gens…alors ça ne m’a pas plus touché que ça. Des gens ont voulu me faire sentir honteuse de "montrer" mes tétons mais c'est eux qui devraient se sentir embarrassés par leur manque d'ouverture d'esprit et de tolérance.


Les seules occasions où je porte encore un soutien-gorge, c’est lorsque le haut est vraiment blanc et transparent car le but n’est pas non plus de choquer les gens ou de les mettre mal à l’aise. Et aussi pour faire du sport, car courir sans soutif avec ma forte poitrine, ça fait mal!

Quels sont les avantages de ne plus porter de soutien-gorge ?


- je safe money, je ne gaspille plus d’argent en achetant des soutifs hors de prix.


- mes seins sont plus fermes, plus ronds, ils ont même grossi et remonté un peu.


- c’est pratique, je gagne du temps le matin pour m’habiller quand je suis en retard, et j’ai un peu moins de lessive à laver et à faire sécher.


- ça améliore la circulation sanguine qui est perturbée par les bretelles, armatures et coutures des soutiens gorges.


- c’est plus élégant, plus de bourrelet dans le dos, pas de bretelle qui dépasse d’un top, ni de dos nu gâché à cause du soutien-gorge.


Dans la deuxième partie de cet article, je vais te parler du maquillage car c’est la deuxième chose qui je n’aime pas faire et dont je me sentais obligée de faire au quotidien. En attendant, dis-moi ce que tu en pense de cette démarche ? Pour ou contre le port du soutif ?


Naturellement,

Andrea